𝐈𝐦𝐦𝐚𝐭𝐫𝐢𝐜𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐞́𝐥𝐞̀𝐯𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐫𝐢𝐦𝐚𝐢𝐫𝐞 : 𝐥’𝐚𝐝𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐩𝐡𝐚𝐬𝐞 𝐝’𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐧𝐮𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞

Vingt-quatre heures après le lancement officiel de la plateforme nationale d’immatriculation des élèves du primaire, l’administration éducative guinéenne a engagé une phase décisive : celle de l’appropriation technique et opérationnelle de l’outil par ses acteurs de terrain.

 

Initiée par le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, cette réforme structurelle vise à doter le système éducatif d’un registre numérique fiable, exhaustif et sécurisé des élèves, dès leur entrée à l’école primaire.

 

Dans cette dynamique, les chargés des examens et les gestionnaires de données issus des Inspections régionales de l’éducation (IRE), des Directions préfectorales de l’éducation (DPE) et des Directions communales de l’éducation (DCE) ont entamé une formation intensive sous la coordination de la Direction générale des examens et contrôle scolaire, destinée à assurer une maîtrise complète de la plateforme.

 

Organisée sous forme de sessions pratiques et interactives, cette formation porte notamment sur les procédures d’enregistrement des élèves, la fiabilité de la collecte des données, la gestion des bases numériques, ainsi que les mécanismes de sécurisation et de mise à jour des informations scolaires. L’objectif est clair : garantir l’unicité de chaque élève dans le système éducatif et renforcer la traçabilité de son parcours scolaire.

 

Au-delà de l’aspect technique, cette initiative traduit une volonté politique assumée de modernisation de la gouvernance éducative. En disposant de données fiables dès le primaire, l’État se donne les moyens d’améliorer la planification scolaire, d’anticiper les besoins en infrastructures et en personnel enseignant, et de renforcer l’équité dans l’accès aux services éducatifs.

 

Avec cette montée en compétence des acteurs déconcentrés du ministère, la plateforme d’immatriculation s’impose déjà comme un levier stratégique de la transformation numérique de l’école guinéenne, plaçant la donnée éducative au cœur de la décision publique.

𝐂𝐨𝐦𝐩𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐈𝐧𝐧𝐨𝐯𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐬𝐢𝐥𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐀𝐬𝐩𝐢𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 (𝐒𝐈𝐑𝐀- 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞)

SIRA_Guinée_Plan d’Engagement Environnemental et Social_2026_02_27

𝐄́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 : 𝐥𝐚 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐁𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐥𝐞 𝐬’𝐚𝐜𝐜𝐨𝐫𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞 𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐟

Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a reçu ce mardi en audience le Représentant du Groupe de la Banque mondiale en Guinée, M. Issa Diaw. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du dialogue stratégique entre le gouvernement guinéen et ses partenaires techniques et financiers, autour de l’accélération des réformes éducatives engagées par les autorités.

À cette occasion, le ministre a salué l’accompagnement de la Banque mondiale durant la période de transition, tout en soulignant la dynamique nouvelle impulsée au secteur de l’éducation. Selon lui, la Guinée est désormais engagée dans un processus fondé sur le partage d’expériences, l’effort collectif et une planification rigoureuse, permettant d’avancer avec sérénité vers des réformes constructives et durables. « L’éducation est aujourd’hui une priorité nationale clairement assumée », a-t-il affirmé, estimant que l’alignement des politiques publiques donne désormais une cohérence et un sens renouvelé à l’action gouvernementale.

Le ministre est longuement revenu sur la logique ayant conduit au rapprochement de l’enseignement général, technique et professionnel, qu’il considère comme une réforme structurante. Cette approche vise à bâtir des parcours de formation conçus en adéquation avec les besoins réels du marché du travail, rompant avec plusieurs décennies de politisation du système éducatif et de gestion approximative des ressources humaines. « Il faut reconstruire le socle de l’enseignement », a-t-il insisté, appelant à un cadre de recherche pédagogique capable de repenser les contenus, les méthodes et leur adaptation aux exigences de la modernité.

Au cœur des échanges figurait également la réforme du parcours des enseignants, depuis la formation initiale jusqu’à l’insertion professionnelle. Le ministre a évoqué la mise en place de mécanismes de pré-recrutement fondés sur le mérite, la sécurisation des carrières et la professionnalisation progressive du métier d’enseignant. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de réhabiliter et de moderniser les infrastructures de formation, d’y intégrer pleinement le numérique et de doter le système éducatif d’outils de planification fiables, condition essentielle pour répondre efficacement aux urgences et garantir la cohérence des investissements futurs.

Cette rencontre a permis de réaffirmer la convergence de vues entre la Guinée et la Banque mondiale sur l’importance d’une réforme éducative globale, progressive et ancrée dans les réalités nationales. Les deux parties ont exprimé leur volonté commune de poursuivre ce partenariat stratégique, convaincues que l’éducation constitue le levier central du développement économique et social du pays.

 

𝐒𝐜𝐨𝐥𝐚𝐫𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬 : 𝐕𝐞𝐫𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞́𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥’𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐭𝐞́

Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle Alpha Bacar Barry a procédé, ce mardi, au lancement officiel des travaux de l’atelier de co-construction de la feuille de route nationale dédiée à la scolarisation, au maintien et à la réussite des filles ainsi que des couches vulnérables dans le système éducatif.
Cette initiative stratégique vise à doter le pays d’un cadre opérationnel partagé, fondé sur l’équité, l’inclusion et la justice sociale, afin de répondre de manière structurelle aux inégalités persistantes d’accès, de parcours et de réussite scolaires. Elle s’inscrit dans une dynamique de refondation des politiques éducatives, plaçant la prise en compte du genre et de la vulnérabilité au cœur de l’action publique.
Piloté par le service genre et équité du département, l’atelier réunit des acteurs institutionnels, des partenaires techniques et financiers ainsi que des experts du secteur éducatif, appelés à croiser leurs analyses et expériences pour formuler des orientations concrètes, mesurables et durables.
À travers ce processus participatif, le ministère réaffirme sa volonté de faire de l’éducation des filles et de la protection des publics vulnérables un levier central de développement humain, de cohésion sociale et de transformation structurelle du système éducatif national.

𝐆𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐧𝐚𝐜𝐞 𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 : 𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐦𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐞̀𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐚𝐧𝐭 𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞

Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle Alpha Bacar bARRY a procédé, ce mardi, au lancement officiel de la plateforme d’immatriculation systématique des élèves du primaire, étape majeure dans la consolidation du système d’information éducatif national.

 

Cette initiative s’accompagne d’une formation de deux jours destinée aux chargés des examens et aux gestionnaires de bases de données des Inspections régionales de l’éducation (IRE), des Directions communales de l’éducation (DCE) et des Directions préfectorales de l’éducation (DPE). Ces cadres techniques, au cœur du dispositif, assureront le déploiement opérationnel et la fiabilité de la collecte des données sur l’ensemble du territoire.

 

Intervenant à cette occasion, le Directeur général des examens et du contrôle scolaire, 𝐌𝐚𝐦𝐚𝐝𝐢 𝟒𝟗 𝐊𝐞𝐢𝐭𝐚, a souligné que l’immatriculation dès le cycle primaire vise à garantir l’unicité du parcours scolaire de chaque élève, à fiabiliser durablement les statistiques éducatives et à renforcer la transparence dans la gestion des évaluations et des ressources. Après l’introduction progressive des identifiants uniques au secondaire, l’extension du dispositif au primaire répond à un impératif de cohérence et de continuité des systèmes d’information.

 

Procédant au lancement officiel de la plateforme, le ministre a insisté sur le caractère central de la donnée dans toute politique publique moderne. Il a rappelé qu’aucune planification efficace, aucune décision juste et durable ne peut être envisagée sans un système d’information éducatif robuste, actualisé et en temps réel. Les données collectées permettront non seulement de connaître les effectifs, mais aussi d’analyser les dynamiques de décrochage, les déséquilibres territoriaux, les besoins en enseignants et, à terme, d’orienter plus précocement et plus justement les élèves vers des filières adaptées à leurs aptitudes.

 

Réaffirmant sa vision d’un système éducatif inclusif, orienté vers l’accompagnement plutôt que l’exclusion, Monsieur le ministre Alpha Bacar Barry a appelé l’ensemble des acteurs à s’approprier cette réforme, fondée sur la pédagogie, la transparence et la responsabilité collective. Il a enfin exprimé sa confiance dans les équipes techniques et leur engagement à produire une donnée intègre, condition indispensable à des résultats concrets et à une école guinéenne moderne, performante et équitable.

 

𝐄𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 : 𝐋𝐚 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞 𝐞𝐭 𝐥’𝐀𝐅𝐃 𝐫𝐞́𝐚𝐟𝐟𝐢𝐫𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞

Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry , a reçu, ce lundi, en audience 𝐀𝐧𝐭𝐨𝐧𝐢𝐧 𝐂œ𝐮𝐫-𝐁𝐢𝐳𝐨𝐭, directeur de l’Agence française de développement (AFD) en Guinée. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du dialogue stratégique entre les autorités guinéennes et les partenaires techniques et financiers engagés dans l’accompagnement des réformes structurelles du système éducatif.
À cette occasion, 𝐀𝐧𝐭𝐨𝐧𝐢𝐧 𝐂œ𝐮𝐫-𝐁𝐢𝐳𝐨𝐭 a indiqué que l’éducation et la formation professionnelle figurent parmi les trois priorités majeures de l’AFD en matière de mobilisation de crédits en faveur de la Guinée. Une orientation qui reflète, selon lui, l’engagement de l’institution à soutenir le renforcement du capital humain, pilier central du développement durable et de la croissance inclusive.
Le ministre 𝐀𝐥𝐩𝐡𝐚 𝐁𝐚𝐜𝐚𝐫 𝐁𝐚𝐫𝐫𝐲 a, pour sa part, rappelé que les réformes engagées par son département s’inscrivent dans la mise en œuvre des orientations de Son Excellence Monsieur le Président de la République, 𝐌𝐚𝐦𝐚𝐝𝐢 𝐃𝐨𝐮𝐦𝐛𝐨𝐮𝐲𝐚. Celles-ci portent notamment sur la refondation de l’Institut National de Recherche et d’Action Pédagogique (INRAP), la réforme de l’enseignement fondamental, le développement du préscolaire et la co-construction d’un parcours éducatif plus cohérent et plus inclusif.
Au cœur de cette ambition figure également l’intégration du numérique comme levier transversal de modernisation du système éducatif, tant dans les contenus pédagogiques que dans les pratiques d’enseignement et de gouvernance. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération afin d’accompagner durablement la transformation de l’éducation et de la formation professionnelle en Guinée.

𝐂𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐛𝐢𝐧𝐞𝐭 : 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞, 𝐞́𝐜𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐡𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐝𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐚𝐮 𝐜œ𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐨𝐫𝐢𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬

Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a présidé, ce lundi, la réunion hebdomadaire du conseil de cabinet.

Cette session a permis au ministre d’accorder une écoute attentive aux responsables des différentes directions et services, dans un esprit de concertation et de responsabilité partagée, en vue de mieux appréhender les réalités opérationnelles et les attentes liées à la mise en œuvre du département unifié.

Tout en réaffirmant le caractère obligatoire du conseil de cabinet comme instance centrale de pilotage, le ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer l’harmonisation administrative, budgétaire et stratégique, notamment à travers la consolidation des documents de référence et la poursuite des travaux des commissions dédiées aux réformes prioritaires.

Enfin, M. Alpha Bacar Barry a appelé à une communication institutionnelle rigoureuse et à des contributions professionnelles synthétiques et orientées solutions, soulignant que l’écoute active, la discipline collective et la cohérence administrative constituent les fondements d’une action publique crédible et efficace.

 

𝐄́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 : 𝐮𝐧𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐚𝐮 𝐜œ𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐪𝐮𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́

Reçu ce vendredi par le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, la 17ᵉ promotion des professeurs d’école normale d’instituteurs (PEN) et des conseillers pédagogiques maîtres formateurs (CPMF) s’inscrit comme un jalon structurant de la réforme qualitative du système éducatif guinéen.

 

Forte de 407 cadres pédagogiques, dont 255 CPMF et 152 PEN, cette cohorte est appelée à jouer un rôle central dans la consolidation d’un corps enseignant fondé sur la compétence, la transmission et la continuité. Devant ces nouveaux professionnels, le ministre a insisté sur la responsabilité générationnelle qui leur incombe : faire mieux que leurs propres formateurs, créer des automatismes pédagogiques durables et assurer la pérennité du système par la qualité, au-delà du simple acte d’enseigner.

 

Annonçant l’amorce d’une seconde phase de formation et de déploiement, coordonnée par les divisions des ressources humaines, il a souligné la nécessité d’une affectation stratégique des compétences sur l’ensemble du territoire, condition essentielle à l’équité éducative. Se félicitant du volume de cette promotion, appelé à produire des effets immédiats sur le terrain, Alpha Bacar Barry a plaidé pour la constitution progressive d’une masse critique d’enseignants qualifiés, intégrés dans un mécanisme régulier de renforcement des capacités, au point d’en faire un automatisme du recrutement national.

 

Au-delà de la qualification technique, il a exhorté les récipiendaires à assumer un leadership pédagogique, à imposer la qualité autour d’eux, à devenir des références méthodologiques pour les promotions futures et à accepter d’exercer aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays.

 

Cette dynamique, a-t-il conclu, vise à enclencher un cycle vertueux dans lequel chaque promotion renforce l’attractivité du métier d’enseignant, désormais appelé à être perçu comme une fonction d’excellence, d’engagement et de crédibilité, plaçant ces cadres au cœur du dispositif de transformation durable de l’école guinéenne.

 

𝐄𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 : 𝐋𝐞 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐀𝐥𝐩𝐡𝐚 𝐁𝐚𝐜𝐚𝐫 𝐁𝐚𝐫𝐫𝐲 𝐞𝐭 𝐥’𝐔𝐍𝐈𝐂𝐄𝐅 𝐬’𝐚𝐜𝐜𝐨𝐫𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞́𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞́𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐧𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐥𝐞 𝐧𝐮𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐥’𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐭𝐞́

Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a reçu en audience, ce mercredi, la Représentante du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) en Guinée, 𝐌𝐚𝐝𝐝𝐚𝐥𝐞𝐧𝐚 𝐁𝐞𝐫𝐭𝐨𝐥𝐨𝐭𝐭𝐢. Cette rencontre marque le premier échange officiel entre les deux responsables depuis la récente réorganisation du portefeuille ministériel de l’éducation.

 

Cette première rencontre s’inscrit dans le cadre du dialogue stratégique permanent entre l’État guinéen et l’agence onusienne, à un moment charnière où le pays engage des réformes structurelles profondes de son système éducatif, conformément à la vision portée par le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya : bâtir une école républicaine performante, équitable et souveraine, capable de former les compétences nécessaires au développement économique et social de la nation.

 

Face à son interlocutrice, le ministre Alpha Bacar Barry a dressé un diagnostic lucide et sans concession du système éducatif guinéen. Il a notamment souligné la prolifération d’initiatives fragmentées, la duplication de projets entre partenaires techniques et financiers, ainsi que la faiblesse persistante de la gouvernance de la donnée éducative. « On ne peut pas piloter une politique éducative ambitieuse sans données fiables, centralisées et souveraines », a-t-il insisté, appelant à un changement de paradigme dans la manière de concevoir et de coordonner l’action publique.

 

Au cœur de cette nouvelle approche figure la mise en place d’une carte scolaire nationale, juridiquement opposable, intégrant l’ensemble des informations relatives aux infrastructures, aux effectifs d’élèves, aux enseignants et aux besoins territoriaux. Le ministre a fixé un cap clair : cet outil stratégique devra être opérationnel dans un délai de six mois. Il constitue, selon lui, une condition indispensable pour rationaliser les investissements publics, mettre fin aux constructions d’écoles hors planification nationale et garantir une allocation équitable des ressources, en cohérence avec la vision présidentielle d’un État stratège et planificateur.

 

Autre chantier structurant évoqué : la refondation de l’Institut national de recherche et d’action pédagogiques (INRAP). Longtemps affaibli, l’institut est appelé à redevenir le cœur névralgique de l’innovation pédagogique en Guinée, en assurant la production de contenus adaptés aux réalités nationales, la modernisation des curricula et l’intégration maîtrisée du numérique dans les apprentissages. Une ambition qui s’inscrit pleinement dans la volonté du chef de l’État de faire du capital humain le principal levier de transformation du pays.

Pour le ministre, la durabilité des réformes ne saurait reposer exclusivement sur l’expertise externe. Elle passe impérativement par la formation et la montée en compétence de cadres guinéens capables de concevoir, d’adapter et de déployer des solutions éducatives pérennes, au-delà des cycles de financement des partenaires internationaux.

 

Les échanges ont enfin mis en lumière plusieurs urgences sociales majeures : le déficit structurel de l’enseignement préscolaire public, la marginalisation persistante des enfants en situation de handicap — en particulier ceux atteints de troubles du spectre autistique — ainsi que la sous-représentation des jeunes filles dans les filières scientifiques et techniques. Autant de défis que les autorités entendent relever dans une approche inclusive, alignée sur la vision du Président Mamadi Doumbouya d’une école guinéenne juste, moderne et ouverte à tous.

 

𝐋𝐞 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐀𝐥𝐩𝐡𝐚 𝐁𝐚𝐜𝐚𝐫 𝐁𝐚𝐫𝐫𝐲 𝐯𝐢𝐬𝐢𝐭𝐞 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐞𝐱𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐍𝐨𝐧𝐠𝐨, 𝐬𝐲𝐦𝐛𝐨𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞-𝐌𝐚𝐫𝐨𝐜

Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a visité, ce lundi, le complexe sectoriel de formation professionnelle en BTP, Hôtellerie et Restauration de Nongo, en compagnie de l’Ambassadeur du Royaume du Maroc en Guinée. Cette visite marque une étape clé dans la relance d’un projet structurant, longtemps resté inexploité malgré son importance stratégique pour l’économie guinéenne.

 

 

 

Implanté sur une superficie de 3,2 hectares, dont 5 100 m² de surfaces couvertes, le complexe est conçu pour accueillir jusqu’à 1 000 apprenants par an. Six cents seront formés aux métiers du bâtiment et des travaux publics, et quatre cents aux secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration. Au total, vingt et une filières sont prévues : douze dans le BTP et neuf dans les métiers des services, ciblant des secteurs identifiés comme prioritaires en matière de création d’emplois.

 

 

 

Fruit de la coopération maroco-guinéenne, l’établissement a été offert à la Guinée dans le cadre des actions de la Fondation Mohammed VI, avec un engagement d’accompagnement technique du Maroc pour son opérationnalisation.  « Cette école est d’abord le reflet de la qualité de nos relations avec le Royaume du Maroc », a déclaré Alpha Bacar Barry à l’issue de la visite, reconnaissant que le centre « attendait depuis trop longtemps d’être lancé ». La mission visait à évaluer, avec les équipes locales, la direction de l’établissement et les partenaires marocains, l’état réel de préparation des infrastructures et les conditions d’un démarrage rapide.

 

 

 

Le diagnostic se veut rassurant. Les équipements et les installations sont jugés globalement opérationnels, permettant l’accueil imminent d’une première cohorte d’apprenants. Le ministre a ainsi annoncé que le lancement effectif des formations interviendra « après le mois de Ramadan ».

 

 

 

Au-delà de la réouverture d’un site resté en sommeil, les autorités guinéennes entendent repositionner l’enseignement technique et la formation professionnelle comme un levier central de développement. Dans un pays confronté à une forte pression démographique et à un chômage élevé des jeunes, la relance de ce complexe s’inscrit dans une stratégie plus large visant à rapprocher formation et marché du travail, tout en donnant une portée concrète aux partenariats Sud-Sud.