Auteur/autrice : SERVICE COMMUNICATION
𝐋𝐚 𝐜𝐨𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐨-𝐠𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐚𝐮 𝐜œ𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐀𝐥𝐩𝐡𝐚 𝐁𝐚𝐜𝐚𝐫 𝐁𝐚𝐫𝐫𝐲 𝐞𝐭 𝐥’𝐚𝐦𝐛𝐚𝐬𝐬𝐚𝐝𝐞𝐮𝐫 𝐋𝐮𝐜 𝐁𝐫𝐢𝐚𝐫𝐝
Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a reçu ce jeudi en audience l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, pour un entretien consacré au renforcement de la coopération bilatérale dans le secteur de l’éducation. Cette rencontre diplomatique intervient dans un contexte de redéfinition des priorités éducatives nationales, quelques jours seulement après la réunion stratégique tenue par le ministre avec les partenaires techniques et financiers du système éducatif guinéen.
Les échanges ont permis de dresser un état des lieux approfondi des programmes de coopération en cours, tout en explorant les perspectives d’un partenariat renouvelé autour de plusieurs axes structurants : la modernisation des infrastructures scolaires, la refonte des curricula, le renforcement de la formation initiale et continue des enseignants, ainsi que l’appui à la recherche pédagogique et à l’innovation éducative. Dans cette dynamique, le ministre a insisté sur la nécessité de reconstruire progressivement les capacités nationales de production de contenus pédagogiques et de manuels scolaires, un levier stratégique pour consolider la souveraineté éducative du pays et améliorer la qualité des apprentissages.
Alpha Bacar Barry a également exposé à son interlocuteur les grandes réformes engagées par son département, notamment l’élaboration d’une carte scolaire nationale fondée sur des données fiables et géolocalisées, la transformation des dispositifs de formation des enseignants, ainsi que la relance d’une politique ambitieuse en faveur de l’enseignement scientifique et technique. Ces réformes s’inscrivent dans une vision globale de reconstruction du système éducatif guinéen, visant à renforcer la cohérence, l’efficacité et l’équité de l’offre éducative.
Enfin, les deux responsables ont évoqué les perspectives de coopération autour de projets innovants, incluant le développement de centres d’innovation pédagogique, la numérisation progressive des contenus éducatifs et l’intégration des technologies dans les pratiques d’enseignement. Autant de chantiers structurants qui témoignent de la volonté commune de Conakry et de Paris d’inscrire leur partenariat éducatif dans une dynamique de transformation durable, au service de la formation des générations futures.
« 𝐆𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐫𝐢𝐠𝐮𝐞𝐮𝐫 : 𝐀𝐥𝐩𝐡𝐚 𝐁𝐚𝐜𝐚𝐫 𝐁𝐚𝐫𝐫𝐲 𝐟𝐢𝐱𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞̀𝐠𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐧 𝐠𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞 »
En audience ce mercredi avec l’Association pour la promotion des écoles privées de l’enseignement technique, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a fixé les nouvelles lignes directrices de gouvernance du secteur : un accompagnement stratégique, une modernisation accélérée et une tolérance zéro envers toute transgression réglementaire. La priorité affichée est limpide : garantir la crédibilité et la valeur des diplômes techniques à l’échelle nationale.
Le ministre a rappelé avec fermeté les obligations des établissements : le transfert de candidats non habilités vers d’autres écoles pour la présentation aux examens constitue une fraude manifeste. « Une école qui triche n’est plus dans l’éducation », a-t-il déclaré, précisant que toute violation avérée des textes sera sanctionnée par le retrait d’agrément et, si nécessaire, des poursuites judiciaires contre les responsables.
Cette rigueur s’accompagne d’une modernisation opérationnelle du système. La plateforme Parcours Pro sera renforcée et étendue à de nouvelles filières, tandis que la digitalisation complète des agréments sera mise en œuvre. Une feuille de route détaillée sur l’organisation des examens de sortie et l’implication du secteur privé doit être présentée avant la fin mars, afin de sécuriser les flux, maîtriser les effectifs et restaurer une gouvernance transparente et efficace.
Au-delà de la régulation, le ministre a exposé une vision systémique et qualitative de l’enseignement technique. « Notre responsabilité n’est pas de développer un enseignement public, mais un enseignement », a-t-il souligné. Production de manuels adaptés, renforcement des programmes et formation conjointe des enseignants publics et privés : l’objectif est de structurer un écosystème d’excellence, fondé sur la performance, la loyauté et l’exigence. L’enjeu est clair : préserver la valeur du Brevet de technicien et consolider durablement l’employabilité des jeunes.
𝐑𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐞𝐫𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬 : 𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐌𝐄𝐍𝐀-𝐄𝐓𝐅𝐏 𝐞𝐭 𝐥’𝐎𝐈𝐌
Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a reçu ce mercredi le chef de mission par intérim de Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Guinée, M. Park Donghyuk, pour renforcer la coopération entre le ministère et l’agence onusienne en matière de formation et d’insertion des jeunes.
L’OIM accompagne déjà les Centres d’apprentissage et de formation professionnelle post-primaire (CAFPPS) et soutient l’organisation de jeunes diplômés en groupements ou coopératives, facilitant leur insertion économique et leur autonomisation.
Pour le ministre Alpha Bacar Barry, l’enjeu est systémique : structurer l’apprentissage dès la construction des infrastructures scolaires et aligner les filières sur les besoins concrets du marché, notamment dans l’agro-transformation, la mécanique et les services spécialisés.
Au-delà de la formation, l’OIM appuiera le déploiement d’infrastructures modulaires modernes sur le terrain, permettant aux jeunes de mettre en pratique leurs compétences et d’accéder rapidement à des opportunités d’emploi, contribuant ainsi à la stabilité sociale et au développement économique durable.
𝐋𝐞 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐀𝐥𝐩𝐡𝐚 𝐁𝐚𝐜𝐚𝐫 𝐁𝐚𝐫𝐫𝐲 𝐟𝐢𝐱𝐞 𝐮𝐧 𝐜𝐚𝐩 𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫 : ‘’ 𝟏𝟓 𝐚̀ 𝟑𝟎% 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐜𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐝𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐞𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐦𝐚𝐢𝐧 𝐝’œ𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 ‘’
Réuni en conseil de cabinet ce lundi, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a fixé un cap clair : faire de la formation professionnelle un levier immédiat d’accès à l’emploi, en particulier dans les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre.
Au cœur des décisions annoncées figure l’instauration d’un quota réglementaire de recrutement en faveur des diplômés des centres de formation professionnelle. À cet effet, les entreprises partenaires et contractantes du département, en particulier celles intervenant dans le bâtiment et les travaux publics (𝐁𝐓𝐏), ainsi que dans les secteurs du numérique, de l’imprimerie et de la restauration, sont invitées à affecter entre 𝟏𝟓 % 𝐞𝐭 𝟑𝟎 % de leurs effectifs à la main-d’œuvre qualifiée issue des centres de formation professionnelle.
Parallèlement, le chantier de l’enseignement préscolaire est érigé en priorité nationale par le ministre, avec la création annoncée d’une commission dédiée et le lancement imminent de la construction d’écoles maternelles dans les huit régions administratives du pays. Une orientation stratégique fondée sur la conviction que les inégalités éducatives se jouent dès les premières années de scolarisation.
Enfin, un accent particulier est mis sur la réinsertion des jeunes en situation de vulnérabilité, notamment ceux en désœuvrement ou de retour au pays. Le ministère prévoit le renforcement de l’apprentissage dual, combinant formation en centre et immersion en entreprise, ainsi que la mise en place de parcours de reconversion rapide à travers des formations courtes et ciblées.
À travers ces annonces, 𝐀𝐥𝐩𝐡𝐚 𝐁𝐚𝐜𝐚𝐫 𝐁𝐚𝐫𝐫𝐲 esquisse une réforme pragmatique : faire de l’école, du préscolaire à la formation professionnelle, non plus une fin en soi, mais un continuum orienté vers l’employabilité et l’inclusion économique de la jeunesse guinéenne.
𝐄́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 : 𝐜𝐥𝐨̂𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐩𝐫𝐨𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐩𝐚𝐜𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐈𝐧𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥𝐞
Le Secrétaire général Dr Julien Bongono a présidé, jeudi, la cérémonie de remise de satisfecit marquant la clôture d’un programme de renforcement de capacités au bénéfice des cadres de l’Inspection générale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, au terme de près de deux mois de formation intensive dédiée au renforcement de la gouvernance, du contrôle et du pilotage du système éducatif.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un partenariat structurant entre le Programme clé et le ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (MENA-ETFP), avec pour objectif de moderniser les pratiques d’inspection et de consolider les mécanismes de régulation, de suivi et d’évaluation de l’action publique éducative.
Le programme a permis aux participants d’approfondir leurs compétences en matière de vérification, de contrôle et de reddition des comptes, de gestion axée sur les résultats (GAR) et d’indicateurs de gestion, ainsi que sur le périmètre du contrôle pédagogique et l’implantation de programmes fondés sur l’Approche par compétences (APC). Les modules ont également porté sur l’éthique et la déontologie de l’inspecteur, ainsi que sur la gestion de la crédibilité institutionnelle.
Quinze cadres ont pris part à cette formation, saluée par les autorités comme un levier stratégique pour renforcer l’efficacité des missions d’inspection et contribuer durablement à l’amélioration de la qualité et de la performance du système d’éducation et de formation professionnelle.
𝐂𝐨𝐦𝐩𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐈𝐧𝐧𝐨𝐯𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐬𝐢𝐥𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐀𝐬𝐩𝐢𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 (𝐒𝐈𝐑𝐀- 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞)
𝐕𝐢𝐬𝐢𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞 𝐝𝐮 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐮 𝐂𝐀𝐌𝐄𝐒 𝐚𝐮 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞
𝐂𝐚𝐧𝐭𝐢𝐧𝐞𝐬 𝐬𝐜𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬: 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞́𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥𝐞
Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle Alpha Bacar Barry a reçu, ce jeudi, le Représentant et Directeur pays du Programme Alimentaire Mondial, Cyridion Usengumuremyi, pour un échange consacré au renforcement du dispositif des cantines scolaires en Guinée.
Les discussions ont mis en avant le rôle structurant de l’alimentation scolaire dans l’amélioration des apprentissages, de l’assiduité et du bien-être des élèves, ainsi que la nécessité d’inscrire cette question dans une politique publique cohérente, dotée d’une stratégie nationale, d’un plan opérationnel et de mécanismes de financement durables.
À cette occasion, le ministre Alpha Bacar Barry a insisté sur l’urgence d’élaborer, dans des délais maîtrisés, un cadre stratégique national, en s’appuyant sur l’expertise conjointe du PAM et des services techniques du ministère. Il a également évoqué la possibilité réaliste de couvrir des volumes importants à partir de chaînes de valeur locales, soulignant que le lien entre l’école et la communauté constitue un levier déterminant de développement territorial et de pérennisation des infrastructures éducatives.
Enfin, l’accent a été mis sur la valorisation du potentiel national, notamment à travers les écoles d’agriculture et d’élevage, les établissements techniques et le secteur privé agricole, afin de faire des cantines scolaires un instrument durable de réussite éducative, de souveraineté alimentaire et de développement local.
𝐆𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 : 𝐥𝐞 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐀𝐥𝐩𝐡𝐚 𝐁𝐚𝐜𝐚𝐫 𝐁𝐚𝐫𝐫𝐲 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞 𝐮𝐧 𝐝𝐢𝐚𝐥𝐨𝐠𝐮𝐞 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬
Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle 𝐀𝐥𝐩𝐡𝐚 𝐁𝐚𝐜𝐚𝐫 𝐁𝐚𝐫𝐫𝐲 a reçu, ce mercredi l’ensemble des partenaires techniques et financiers (PTF) du secteur éducatif.
Cette première rencontre de travail a permis de poser les bases d’un dialogue stratégique autour des priorités, des réformes structurelles et des défis systémiques de l’éducation guinéenne.
Face aux partenaires, le ministre Alpha Bacar Barry a livré une vision structurante, appelant à « faire tomber les silos » et à instaurer une approche intégrée, cohérente et rationnelle de l’action éducative. Revenir aux fondamentaux, a-t-il insisté, suppose d’abord de restaurer la capacité souveraine de l’État à définir et piloter sa propre doctrine éducative. À cet égard, la réhabilitation du rôle stratégique de l’Institut national de recherche et d’action pédagogique (INRAP) constitue, selon lui, une urgence absolue, afin de renforcer l’appropriation nationale des réformes pédagogiques et de mettre fin à la fragmentation des initiatives.
Le ministre a également pointé la question sensible de la qualité et du parcours de l’enseignant, plaidant pour une professionnalisation accrue, un recrutement fondé sur le mérite et la vocation, et la mise en place d’un véritable parcours enseignant dès le baccalauréat, en lien avec les syndicats. La planification scolaire, longtemps déficiente, devra désormais s’appuyer sur une carte scolaire et de formation intégrée, fondée sur les données démographiques et socio-économiques, afin d’adapter les infrastructures aux besoins réels des populations et aux dynamiques locales.
La digitalisation du système éducatif, de l’immatriculation des élèves à la production des statistiques, en passant par l’évaluation et le pilotage des politiques publiques, a été présentée comme un levier central pour améliorer la pertinence des décisions et l’efficacité des investissements. À cela s’ajoutent des priorités transversales fortes : l’équité territoriale, l’accès des filles aux filières techniques et professionnelles, la nutrition scolaire, le développement du préscolaire et la prise en charge des enfants à besoins éducatifs spécifiques.
Au terme de cette rencontre, le ministre a appelé à l’instauration d’un dialogue permanent avec les partenaires avec la création de la team éducation, condition essentielle pour mobiliser davantage de ressources, accélérer les réformes et garantir une utilisation rigoureuse des financements. Un consensus semble ainsi se dégager autour d’une ambition partagée : faire de l’éducation un véritable catalyseur de transformation sociale et économique en Guinée, au service d’une jeunesse nombreuse et porteuse d’avenir.